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« T'es perdu par ta mère! Sais-tu qu'est-ce que c'est Al-Istighfâr ? » Le sens de l'imploration du Pardon de Dieu

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Le Référent Religieux Cheikh Mohammad al-Yacoubi (que Dieu lui accorde la longévité)

 

Au Nom d’Allah le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

« T'es perdu par ta mère[1]! Sais-tu qu'est-ce que c'est Al-Istighfâr ? » Le sens de l'imploration du Pardon de Dieu

Dit-il L'Imam Ali (as) à quelqu'un qui disait à sa présence : "Astaghfir-ul-Lah" (j'implore le pardon de Dieu). Al-Istighfâr c'est certes le niveau des hommes de Dieu [de haut degré], est un nom portant sur six sens :

Premièrement : avoir le regret au passé.

Deuxièmement : la volonté de tourner le dos au péché.

Troisièmement :  rendre aux créatures leurs droits de sorte que tu sois lisse sans aucune charge lors de ta rencontre avec Dieu le Tout-Puissant.

Quatrièmement : compenser toutes les obligations omises.

Cinquièmement : la chair développée du haraam soit fondue à l'aide de la tristesse jusqu'à ce que la peau se colle à l'ose, en s'y développant une nouvelle chair.

Sixièmement : faire goûter le corps de la douleur de l'obéissance comme tu l'as fait goûter de la suavité de la désobéissance.

En ce moment-là tu peux dire : Astaghfir-ul-Lah (j'implore le pardon de Dieu)".

L'imploration du pardon de Dieu le Tout-Puissant c'est une action conditionnée de plusieurs règles qui vont permettre le servant d'obtenir son souhait comme le cas de toutes les autres compositions qui se lient étroitement à l'autre, compte tenu de ce que la performance attendue ne serait pas réalisée si toutes les conditions requises ne sont pas remplies. Ainsi, l'Emir des croyants (as) a voulu mettre en évidence les conditions liées à l'obtention du pardon divin pour que le servant ne soit pas surpris au cas où sa requête ferait l'objet de refus, et il mettrait en question la Justice du Tout-Puissant, alors que l'omission provient de lui. En ce sens, l'Imam Ali (as) a appelé l'attention de son interlocuteur en usant une phrase lourde : "t'es perdu par ta mère! Sais-tu qu'est-ce que c'est Al-Istighfar?'', étant donné que l'envergure de l'importance de ce sujet requiert d'impulser l'attention de l'individu pour qu'il en retienne parfaitement, en sachant que l'effet de la rhétoricité des expressions à l'époque sur la manière de la compréhension a perdu sa valeur de nos jours, voire étonnante, c'est pourquoi il faut mettre en relief tout d'abord le style courant à l'époque le fait qu'un style fait l'objet d'usage dans une espace et un temps particulier, ensuite il tombe en désuétude, ce qui fait que nous nous trouvons devant plusieurs méthodes; alors il est hors de question de recourir au paradigme du présent pour juger un usage dans le passé.

Et la succession des condition de l'une à l'autre est régi par un ordre logique de sorte que le souhait ne se réalise pas si la condition requise n'est pas remplie, premièrement: la désolation par rapport au péché, deuxièmement: la détermination de ne point y répéter si l'occasion se présente, troisièmement: se mettre en disposition pour se débarrasser de ses conséquences, en réparant les erreurs à l'aide d'allouer aux serviteur ce dont tu leur dois, quatrièmement: compenser les omissions liées à des obligations prescrites, cinquièmement: un travail sérieux pour changer le style de vie de ce fait que son effet positif se reflète sur le comportement général, sixièmement: faire preuve de patience et d'endurance face à tous les blocus qui s'installent sur le chemin menant vers le salut.

Donc, si l'homme se met en posture de mettre en œuvre ses éléments, il mérite le pardon, sinon il serait juste des mots vides de sens, en allant à l'encontre de la réalité du cœur, il ne comprend pas ce qu'il veut, ni sent la sainteté de l'Istighfar, encore moins ses degrés spirituels élevés.

En réalité, cette sagesse a vocation de guider l'homme au droit chemin sans papelardise.

 

La distribution des portions selon la base de donnée divine :

"sachez certainement que Dieu n'alloue pas au servant –même s'il est plein de ruse grossière, travaille en effort excessif, et ourdit une machination forte- plus que sa portion mentionnée dans Lawh-ul-Mahfuz (base de donnée divine). Et Il [Dieu] n'empêche pas le servant –à cause de sa faiblesse et de son manque d'astuce- d'atteindre à sa portion mentionnée dans la base de donnée divine.  Celui qui connait cette réalité en agissant conformément à elle, il jouit du plus grand bien-être, mais celui qui la laisse et en doute il rencontre la besogne la plus rude et plus nuisible. Et il arrive souvent que Dieu amène l'homme heureux par degré à une plus grande prospérité et augmente le malheur de celui qu'Il éprouve ! Ô toi qui cherches ton propre avantage augmente tes remerciements, ne te hâte pas dans l'acquisition de tes biens qui doivent avoir une limite".

Cette sagesse vient d'expliquer deux choses :

Premièrement : le serviteur ne peut pas toucher une portion plus grande que la sienne dont elle fait l'objet d'enregistrement dans la base de données divine, donc c'est une question de répartition, alors l'homme ne doit pas faire des machinations ou effectuer une manœuvre contre personne.

Deuxièmement :  le serviteur qui ne peut pas subvenir ses besoins à défaut de faiblesse ou du manque d'astuce, n'est pas privé de sa subsistance.

Donc, l'homme doit acquérir la certitude de cette chose en sachant que Dieu le Tout-Puissant garantit sa subsistance, Dieu a dit en effet : "Il n'y a point de bête sur la terre dont la subsistance n'incombe à Allah qui connait son gîte et son dépôt; tout est dans un Livre explicite", (11:6).

"En vérité ton Seigneur étend Ses dons largement à qui Il veut ou les accorde avec parcimonie. Il est, sur Ses serviteurs, parfaitement Connaisseur et Clairvoyant", (17:30).

"Allah dispense largement ou restreint Ses dons à qui Il veut parmi Ses serviteurs. Certes, Allah est Omniscient", (29:62).

"Et si Allah fait qu'un mal te touche, nul ne peut l'écarter en dehors de Lui. Et s'Il te veut un bien nul ne peut repousser Sa Grâce. Il en gratifie qui Il veut parmi Ses serviteurs. Et c'est Lui le Pardonneur, le Miséricordieux", (10:107).

Ainsi, le sens de ces versets doivent se refléter sur ses convictions et ses tendances, ainsi que ses dires et ses actions, pour que la société soit à l'abri de sa négativité qui pourrait atteindre la stabilité de la société en y propageant la cupidité, l'avarice, le blâme ou la méfiance à l'égard de Dieu le Tout-Puissant, ou d'autres choses qui mènent des changements détestables, voire le taux de criminalité qui augmente davantage lorsque l'homme n'a pas certitude que sa portion lui vienne et personne n'y empêche. Ce qui fait que le serviteur n'a que de travailler pour assurer la continuité de l'action dans la vie, en faisant la soumission totale à Dieu le Tout-Puissant qui est parfaitement au courant de ce qui est bon et de ce qui est mauvais pour nous, et qui ne n'impose pas l'homme de faire quoi que ce soit, par contre Il lui a alloué les sources de la subsistance avec toutes les conditions nécessaires pour y accéder. Donc, celui qui fait preuve d'omission par rapport à son devoir ne doit pas blâmer personne d'autre que lui-même. En fait, si l'homme connait cette réalité il va jouir de la tranquillité, en évitant toute sorte de manœuvre ou de machination contre qui que ce soit vu qu'il sait que sa portion (gagne-pain, et subsistance) est assurée par le Tout-Puissant, donc il n'est pas question de nuire les autres à cause de ça.

Et cette attitude participe à diminuer les cas de l'outrance chez certaines personnes basée sur différentes justifications inacceptables qui doivent être l'objet de rejet pour que l'homme ne soit pas demeurant dans la souffrance éternellement, en effet le Tout-Puissant a dit: "Et que son effort, en vérité, lui sera présenté [le jour du Jugement]", (53:40). Et pour qu'il ne se trouve pas aussi devant la parole du Tout-Puissant: ''Ne leur profitera point donc, l'intercession des intercesseurs", (74:48). En ce sens, l'Emir des croyants (as) a confirmé –à travers son savoir (contraire de l'ignorance), et sa certitude (contraire du doute) - la fatalité du sort du serviteur, et que les essais d'acquérir de l'argent, du prestige ou d'être couronné de succès sur tous les niveaux de la vie n'aboutissent jamais sans l'approbation du Tout-Puissant, en sachant que Sa distribution repose sur des principes de la justice selon l'intérêt du serviteur vu qu'Il est le Connaisseur Absolu.

Alors, l'homme doit exploiter ses capacités dont le Tout-Puissant lui a allouées avec l'obéissance à travers ses diverses activités de la vie pour qu'il soit un membre utile dans sa communauté. Et ceci nécessite de saisir l'opportunité en évitant de courir d'arrière ce qui est en dehors de sa portion inscrite dans la base de donnée divine pour de ne pas gaspiller du temps et fournir des efforts inutiles de sorte qu’il reflète une attitude qui va à l'encontre du chemin des judicieux.  C'est pourquoi, l'Emir des croyants (as) insiste sur cette réalité; et celui qui en adopte il va avoir l'opportunité de saisir son temps de façon utile en son faveur, sinon il passerait à côté de son profit.

Et la persuasion qui mène à travailler conformément au bien-être de l'homme et à chercher les moyens de subsistance ne veut pas dire d'effectuer des activités dépourvues de toutes normes, par contre les activités qui entrainent d'assurer sa subsistance sont régies par des normes très strictes pour que ses efforts fournis soient en conformité avec son intérêt. Sinon, l'homme va perdre tout son temps dans des choses inutiles dans la mesure où le temps constitue le crédit le plus précieux dans sa vie, donc ce qui est important s'agit de savoir qu'il est devant une  vaste espace remplie de capacités octroyées par Dieu le Tout-Puissant, ce qui fait qu'il doit tâcher à saisir cette chance utilement pour de ne pas tomber dans l'océan des espoirs chimériques qui lui donnent l'impression de faire ceci et cela, en le coûtant une grande préjudice spirituelle dans la proportion où il manque de discipline par rapport à l'adoration du Tout-Puissant.

Et dans ce cas, il glisse vers l'illusion sans tenir compte les réalités de la vie jusqu'à ce qu'il se croise avec une situation difficile, tout en étant la victime de son ignorance et sa mauvaise évaluation. Contrairement s'il devait prendre en considération ces réalités serait mieux pour lui vu qu'il assurait son gagne-pain dans la tranquillité en saisissant tout son temps dans des meilleures conditions en sachant que l'aisance matérielle n'est pas le standard qui détermine l'excellence ; par contre l'excellence est liée à un aspect abstrait (la sagesse), mais il se reflète sur la conduite de l'individu. Mais au cas où cette réalité ne fait pas l'objet de prise en compte, par faute d'omission ou d'ambigüité, il serait anxieux et agité ; et cette situation influence négativement son état de la psychologie et du corps ; ensuite il serait victime de nuisance.

 Donc, le choix d'un homme sensé ne porte pas sur cette option puisqu'il sait très bien que l'argent ne représente toute chose dans la vie, mais il est uniquement un moyen qu'on se sert, mais son absence ne s'inscrit pas dans le cercle des défauts… et une telle compréhension octroie le serviteur de la quiétude, puisque la richesse ne veut pas dire la perfection, et la pauvreté ne dit pas le contraire. En fait, une attitude de ce genre permet d'avoir une nouvelle conception par rapport à la pauvreté et à la richesse de sorte que le pauvre puisse gérer son état avec plus de sagesse sans l'anxiété et encore moins la lassitude, de même que le riche, il puisse construire une vie remplie de bonheur basé sur la sagesse sans l'arrogance ni la vanité, par contre il fait preuve de reconnaissance à l'égard de la grâce que le Tout-Puissant lui a accordée.

 



[1]- une expression courante à l'époque et qui ne reflétait aucun sens péjoratif.