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La planification de l'Imam Hussein pour changer la moralité de défaite

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La planification de l'Imam Hussein pour changer la moralité de défaite

 

Je cherche refuse auprès de Dieu contre le Satan radié

Au nom d'Allah le Tout-puissant, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux[1]

 

Que la meilleure des prières soit sur le Maître des créatures, ainsi que sur ces successeurs infaillibles bénis. En fait, le thème s'articulait autour du Maitre des martyrs (que la meilleure de la prière et de la paix soit sur lui), et nous avons mentionné dans les cours précédents que l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) s'est mis debout pour soigner une maladie parmi les maladies de la communauté, comme il s'est mis debout son frère l'Imam Hussein (que la meilleure de la prière et la paix soit sur lui) pour guérir une autre maladie parmi les maladies de la communauté. Mais, l'Imam Hussein  a pu soigner la maladie de doute dans la communauté qui commençait à l'époque de l'Emir des croyants (que la paix soit sur lui), elle doutait de ligne de Message Islamique qui fait l'objet de trajectoire des Leaders d'Ahl-ul-Bayt (que la paix soit sur eux), et ce doute s'aggravait davantage jusqu'à ce qu'il soit devenu une maladie à l'époque de l'Imam Hassan (que la paix soit sur lui), cette maladie qui ne pouvait pas être soignée, même pas par le sacrifice. Et l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) a soigné une autre maladie qui s'agissait le manque de la volonté avec la clairvoyance de voie. Et la communauté islamique doutait de la réalité de la bataille qui se tenait dans le cadre islamique entre deux camps de rivales. Et les aspects de ce chemin sont devenus clairs après avoir perdu sa volonté et dormi, ce qui a permis les violeurs de transgresser sa sacralité, usurper sa personnalité, falsifier sa volonté et violer son honneur. En conséquence, la communauté se trouve dans une situation précaire dans laquelle elle a perdu la force de résistance pour faire face à ce genre de situation. Et cette deuxième maladie a été soignée par l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) à l'aide de la position que nous avons déjà expliquée. Et nous avons dit que: il y avait plusieurs alternatives par rapport à la position prise par l'Imam Hussein( que la paix soit sur lui), mais les alternatives possibles et imaginables n'étaient pas à la hauteur pour réaliser le but dans le cadre de la guérison de cette maladie. Donc, la seule voie pour soigner cette maladie consistait en la ligne sur laquelle le Maître des Martyrs (que la paix soit sur lui) marchait.

 

Les exemples de la mort de la volonté dans la société husseinite 

Maintenant nous allons essayer d'exposer la profondeur de cette maladie dans le corps de la communauté islamique; pour savoir que vu l'envergure de la profondeur de la maladie dans le corps de la communauté islamique, il est nécessaire de penser à un traitement conforme au niveau de cette profondeur. Et si le destin décrète que le seul traitement en conformité avec cette deuxième maladie consiste en le sacrifice, alors ce sacrifice doit se distingué d'une profondeur de même niveau que celui de la maladie dans le corps de la communauté islamique. Et cette maladie touchait l'ensemble des parties de la communauté hormis un lustre: le rassemblement de l'Imam Hussein que la prière et la paix soient sur lui.

 

Premier exemple: l'intimidation par la mort de la part des musulmans sensés:

   Durant la ligne de son œuvre, et de son mouvement, nous avons constaté comment l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) –lorsqu'il décidait de voyager de la Médine à la Mecque, ou bien à la fin lorsqu'il décidait de s'exiler de Hedjaz (Péninsule arabique) en Irak, pour endosser ses responsabilités en tant que révolutionnaire contre les tyrans et despotes Umayyades- recevait toute sorte de conseils de la part des musulmans intelligents, et toutes leurs paroles s'articulaient autour d'une phrase: le comportement de l'Imam Hussein n'est pas un comportement normal, et ils essayaient de lui faire peur par la mort, ils disaient: comment peux-tu effectuer une révolution contre les Umayyades en sachant ces derniers détiennent le pouvoir, les hommes, l'argent, et tous les moyens de tentation, d'attraction et d'intimidation?!

Et ils parlaient des résultats suite au combat que l'Imam Ali (que la paix soit sur lui) menait contre les Umayyades, ainsi qu'au combat de l'Imam Hassan (que la paix soit sur lui) contre eux. En fait, ils voulaient son bien, parce qu'ils ne croyaient pas que le sacrifice pourrait être une alternative de la vie au moment où il y a la possibilité de préserver les âmes de la mort, quel que soit le statut de ses âmes, et quelles que soient les confusions de ces âmes. Et l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) ne recevait pas ces conseils de la part du communs des mortels, par contre de la part des dignitaires et notables des musulmans qui jouissaient de l'autorité dans la société islamique, tels que: Ubaydallah Ibn Abbas[2], Abdoullah Ibn Omar Ibn Khattâb[3], Abdoullah Ibn Jahfar At-Tayyâr[4], son frère Mohammad Ibn al-Khanafiya[5], et d'autre parmi les personnalités et leaders d'opinion dans la société islamique, même Abdallah Ibn Jahfar qui est son cousin (fils du frère d'Ali Ibn Abu Taleb), malgré son attachement relativement solide à la ligne droite il s'écroulait psychologiquement, tellement qu'il envoyait une lettre à l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) lorsqu'il était au courant de son engagement de sortir de la Mecque: attends-moi jusqu'à ce que je te rejoigne! Et qu'est-ce qu'il voulait de cette attente? L'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) ne l'attendait pas, et lorsque Abdallah Ibn Jahfar arrivait à la Mecque, l'Imam, le Martyr (que la paix soit sur lui) était déjà parti, et Abdallah Ibn Jahfar se dirigeait directement vers le gouverneur Umayyade  à la Mecque pour obtenir un document de garanti pour la sécurité de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui), et une fois l'obtention de ce document il allait à l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) en imaginant qu'il aurait pu empêcher l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) de sortir du fait du garanti de sécurité pour l'Imam Hussein de la part des gouvernants Umayyades.

Et ces conseils reflètent une sorte d'écroulement psychologique qui touchait l'élite dirigeante des musulmans, voire même des populations qui vivaient cet écroulement doublement dans ses éthiques, comportements, souhaits et désirs. Et cette négativité absolue que l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) faisait face, ou bien le mouvement de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) faisait face, malgré la force des influences, et cette insouciance absolue au moment de l'offre véritable met en évidence cet écroulement psychologique aux différents niveaux.

 

Deuxième exemple: la position de Ubaydallah Ibn al-Hurru al-Jahfî:

Hussein que la paix soit sur lui se rendait lui-même chez Ubaydallah Ibn al-Hurru al-Jahfî, et le sollicitait pour qu'il ait rejoint sa ligne, puisqu'il (l'Imam Hussein que la paix soit sur lui), sait mieux que quiconque la véracité et l'authenticité de cette ligne, c'est pourquoi il l'exhortait de donner une goutte de son sang, l'exhortait de donneur quelque chose d'autre que son cheval[6], mais malheureusement il ne pouvait pas goûter du sacrifice qu'au niveau d'une offre d'un seul cheval.

 

Troisième exemple: la position des notables de Basra:

L'Imam Hussein que la paix soit sur lui écrivait à six notables de Basra parmi ceux qui ont un lien avec la ligne de l'Imam Ali (que la paix soit sur lui). Les notables de Basra se diffusaient en deux parties: une partie qui s'attache à la ligne des Umayyades, de Aicha, de Talha et de Zubaïr, et une ligne qui s'attache à la ligne de l'Imam Ali que la paix soit sur lui et à son école. Et l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) choisissait six personnes parmi ceux qui s'attachaient à l'école de l'Imam Ali (que la paix soit sur lui), qui sentaient l'obligation de suivre la notion de cette école, ses slogans et ses objectifs. Et l'Imam (que la paix soit sur lui) leur écrivait sollicitant leur aide, en même temps, les mettant au courant du danger qui guette la communauté islamique, le danger qui se manifeste dans le despotisme et la tyrannie de Yazid Ibn Mu'âwiya.

Alors, quelle était la réaction à l'égard de cette lettre? A l'exception de Abdoullah Ibn Mas'ud an-Nahchali qui répondait à l'appel de l'Imam, on constate l'indifférence absolue ou la trahison dans la mesure où l'un de ces notable prenait la lettre, en compagnie du messager de Hussein, et se dirigeait vers Ubaydallah Ibn Ziyad en tant que gouverneur de Basra à l'époque (ils ont raison: cette personne qui a fait ça était parmi les adeptes de Ali Ibn Abu Taleb, n'était pas un Ousmanite, mais un Alawite, mais il était en ruine intérieurement avec une volonté épuisée).

     Donc, il prenait la lettre en compagnie du messager en direction de Ubaydallah Ibn Ziyad, pas pour un témoignage d'affection, ni une croyance en la ligne de Ubaydallah Ibn Ziyad, mais pour se mettre à l'abri du danger de Ubaydallah Ibn Ziyad s'il est au courant un jour que le fils du Messager de Dieu (que la paix soit sur lui) lui avait écrit pour solliciter son soutien, puis il ne met pas le Pouvoir, qui gouvernait à l'époque, au courant de ça. Donc, une telle position reflète une faiblesse patente, alors pour s'éloigner du danger étant dans un cadre de paix humiliant garanti, il se rendait à Ubaydallah Ibn Ziyad avec la lettre de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) ainsi que son messager, et Ubaydallah Ibn Ziyad donnait l'ordre de tuer le messager (que Dieu le comble de Sa Satisfaction)[7].

Et une autre personne parmi ces notables, al-Ahnaf Ibn Qaïss qui vivait avec la ligne de Jihad de l'Imam Ali que la paix soit sur lui, et grandissait entre ses mains, qu'est-ce qu'il répondait au fils de l'Imam Ali (que la paix soit sur eux)? Il lui demandait de faire preuve de patience et d'endurance, et lui disait dans une lettre répondant à celle de lui: (que ceux qui ne croient pas fermement ne t'ébranlent pas)[8], faisant allusion aux demandes reçues par l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) de la part de ses adeptes.

En réalité, la lettre de al-Ahnaf est un exemple illustratif de la moralité d'une communauté épuisée, une communauté en état d'exposition à la défaite et à la domination psychologique, une communauté en état de manque de volonté, l'absence de sentiment de son existence, une communauté dans laquelle une certaine moralité se développe graduellement, à savoir la moralité de la défaite et de la domination. Et cette moralité de défaite devient une très grande force dans la main de son concepteur dans le but d'implanter cette défaite robustement plus longtemps que possible, si bien que la bravoure devient une sorte d'imprudence, et la préoccupation des affaires des musulmans, devient une sorte de précipitation, le fait de s'intéresser au sort de l'islam et des musulmans par rapport à ce qui se passe à eux en termes de tragédies et de catastrophes, devient une sorte de légèreté et de l'irréflexion.

Ceci c'est la moralité de défaite créée par la communauté pour se justifier son laxisme et son manque de résistance, adoptant graduellement d'autres notions qui ne sont pas les leurs, ainsi que des objectifs et des valeurs différents à ceux qu'elle adoptait auparavant dans le but de trouver un faux-fuyant moral, logique et intellectuel de la situation dans laquelle elle se trouve.

En fait, l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) voulait changer cette moralité en la replaçant avec une nouvelle moralité en conformité avec la puissance de mouvement de volonté lorsqu'il disait: (je ne vois pas en la vie avec les oppresseurs que déshonneur)[9]. Et ceci ce n'était pas seulement une question de plainte, mais aussi une opération de changement pour permettre à al-Ahnaf Ibn Qaïss de retrouver sa moralité perdue,  ainsi que à tous ceux qui avaient la position que al-Ahnaf Ibn Qaïss avait.

 

Quatrième exemple: le déplacement de Bani Assad de leur lieu de résidence:

Habib Ibn Mazâhir demandait permission à l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) d'aller inviter sa famille pour rejoindre la ligne du Maitre des martyrs. Et tous les musulmans connaissent qui c'est Habib Ibn Mazâhir de ses positions et de sa bravoure dans le jihad, et de son clean histoire et biographie, ainsi que de sa piété et de sa dévotion. Alors, Habib Ibn Mazâhir se rendait à sa tribu pour demander un coup de pouce du Bani Assad en faveur de l'Imam Hussein que la paix soit sur lui. En conséquence, la tribu de Bani Assad se déménageait en groupe dans la même nuit. Et Habib Ibn Mazâhir retournait à l'Imam Hussein que la paix soit sur lui pour lui informer ce résultat baroque: sa tribu a peur même d'y rester pour un jour, a peur même d'être neutre, car elle s'imagine peut-être Omar Ibn Sahr ne serait pas satisfait de cette neutralité, alors elle se déménage complètement. Et la réponse du Maitre des Martyrs que la paix soit sur lui était tout simplement: (Il n'y a point de puissance ni de force qu'en Dieu le Très-Elevé, le Grandiose)[10].

Et cette indifférence et laxisme, cette défaite psychologique avant la défaite extérieure ce sont la maladie de la communauté dont l'Imam Hussein que la paix soit sur lui traitait.

 

Cinquième exemple: la position des habitants de Kufa de l'assassinat du Messager de Hussein (que la paix soit sur lui):

As-Saïdâwî (je crois qu'il est Qaïss Ibn Mashar), le messager de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) aux habitants de Kufa pour qu'il leur annonce qu'il est en route vers Kufa. Et ce messager, une fois à Kufa, il trouvait cette ville dans un autre état complètement différent à celui d'hier; et tous les secteurs militaires à Kufa sont devenus sous la mainmise de Ubaydallah Ibn Ziyâd. Et (Qaïss Ibn Mashar) est pris en otage pour l'amener à Ubaydallah Ibn Ziyâd, et il a déchiré la lettre avant son arrivée, et il s'est mis debout entre les mains de Ubaydallah Ibn Ziyâd, et ce dernier lui a dit: pourquoi tu as déchiré la lettre? Il a répondu: parce que je ne veux pas que tu sois au courant du contenu. Et Ibn Ziyâd lui a dit: alors c'était quoi le contenu? Il a dit: si je voulais que t'en informer, je ne déchirerais pas la lettre. Et Ibn Ziyâd lui a dit: je vais te tuer sauf que si tu montes sur cette estrade et insulte Ali Ibn Abu Taleb, Hassan et Hussein. Mais, ce messager fidèle saisit cette occasion, monte sur l'estrade en cet instant décisif, au dernier moment de sa vie, dans un cadre grandiose de bravoure, de héroïsme  et du sacrifice devant Ubaydallah Ibn Ziyâd, sa police et son armée, il s'adresse aux habitants de Kufa: je suis messager de Hussein à vous, et Hussein est en route. Il a transmis ce message avec courage et bravoure. Et Ubaydallah Ibn Ziyad ordonnait de le tuer[11].

Et comme c'est puissant l'écho de ce scénario extraordinaire! Le messager de l'Imam Hussein que la paix soit sur lui –à qui les habitants de Kufa ont adressé des lettres pour lui demander de se rendre à Kufa- sur l'estrade dans cette circonstance singulière, sous les épées, et il fait ses adieux à la vie à la dernière minute, en leur transmettant la lettre en toute fidélité et courage, sacrifiant son sang et son âme pour sa transmission. Alors, quel est l'impact de ce fait? L'impact c'est que lorsque Ubaydallah Ibn Ziyad ordonnait de le tuer, l'un des habitants de Kufa apparaissait brusquement et lui coupait la tête. Et on lui demandait pourquoi tu lui coupe la tête?  Il dit: pour lui permettre de reposer[12].

Cette communauté ne pense qu'au niveau de la bienveillance au profit de sa vie, la bienveillance qui anime ses sentiments c'est la bienveillance de ce niveau. Mais la bienveillance en faveur de l'existence en tant que telle, la bienveillance au profit de l'entité, la bienveillance à l'avantage de la croyance font l'objet de retirement de leurs cœurs, car c'est un niveau qui demande un prix exorbitant, mais la bienveillance qui ne coûte rien c'est de couper la tête à une personne et le mettre en repos de cette vie sous l'ombre de Ubaydallah Ibn Ziyâd.

Et ces manifestations de l'indifférence et du laxisme, malgré la force d'excitation, consistent en une preuve évidente sur la profondeur  de la situation de la communauté en termes de dégradation.

 

Sixième exemple: l'impulsion vers la ligne du pouvoir:

Par ailleurs, il y a une impulsion vers la ligne du pouvoir, vers la ligne du régime en place. Et Ubaydallah Ibn Ziyâd a pu, dans une durée de deux ou de trois semaines après l'assassinat de Muslim Ibn Aqîl jusqu'au premier Muharram, rassembler des dizaines de milliers de soldats parmi les fils de cette ville qui portait toujours jusqu'au moment récent le message de Ali (que la paix soit sur lui), et des centaines de personnes de ceux qui étaient sous les ordres de l'Imam Ali (que la paix soit sur lui) dans la bataille de Siffînn, et ils combattaient dans les rangs de l'Imam Ali contre ses ennemis. Par exemple Umru Ibn Hajjâj, qui c'est cet homme? Il est l'un de ceux qui ont subi l'oppression rien que pour soutenir la ligne de l'Imam Ali (que la paix soit sur lui), parmi ceux qui ont vécu la tragédie à l'époque de Ziyâd, mais avant il fut épuisé avant l'arrivée au sommet, en conséquence il renonça à sa croyance, car il voyait que cette croyance requiert un prix exorbitant, et il s'imaginait qu'en renonçant à cette croyance, il aurait pu acheter cette une vie commode. Et cette personne qui était en compagnie de l'Imam Ali (que la paix soit sur lui) dans ses bataille, malheureusement il fut épuisé, et sa volonté devint en ruine, sa personnalité, en tant que humain musulman qui pense en islam, pencha sur son déclin. Et Umru Ibn al-Hajjâj fut chargé, par Umru Ibn Sa'd, la mission pis de laquelle on peut charger un humain: il fut chargé d'empêcher le Maître des Martyrs (que la paix soit sur toi) d'accéder à l'eau; il se mit debout devant l'eau empêchant le fils du Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa sainte famille purifiée) ainsi que sa famille tellement qu'ils ne pouvaient boire de l'eau[13]. 

On a encore un autre exemple, Chabth Ibn Rabhi. Qui c'est cet homme? C'est l'homme qui a vécu avec l'Emir des croyants (que la paix soit sur lui) participant à ses batailles, telle que la guerre de Siffînn, il savait parfaitement que l'Imam Ali (que la paix soit sur lui) dans la bataille de Siffînn représentait le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa sainte famille purifiée), mais ce bas monde et l'épuisement psychologique l'ont étranglé finalement; il fondait et dissolvait, et sa fonte s'aggrave davantage graduellement jusqu'à ce que Ubaydallah Ibn Ziyâd l'envoyât à combattre contre l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui), le fils du Messager d'Allah (que Dieu prie sur lui et sa sainte famille purifiée). De quoi s'agit-elle l'excuse? De quoi s'agit-elle la réponse? Il n'y a point de réponse valable que de dire: (je suis malade). Et un mot froid qui reflète une froideur psychologique: lorsque Ubaydallah Ibn Ziyâd lui envoyait une deuxième fois un messager en lui disant: c'est une question fatale, il n'y a pas une excuse de maladie qui se tient, soit tu es avec nous, soit tu es notre ennemi. Et après avoir reçu cette lettre, en sachant que c'est une question de vie ou de mort, Chabth Ibn Rabihi, se mettait debout et se préparait, puis se dirigeait vers Ubaydallah Ibn Ziyâd et lui disait: je suis à ta disposition[14]  alors ces genres de rappelles de la part de ce côté, et cette froideur, ainsi que cette négativité constituent la plus grande preuve sur la maladie de cette communauté.

 

Le septième exemple: la tragédie de Muslim  Wahâni:

La plus grande preuve c'est cette tragédie de Muslim Wahâni dont l'homologue est rare dans l'histoire. Et cette tragédie photographie cette maladie dans son paroxysme, dans sa souffrance la plus cruelle. On pourrait s'interroger comment Muslim Ibn Aqîl a omis cette gigantesque force entre ses mains? Comment il a omis ces forces populaires entre ses mains du jour au lendemain, et est devenu laissé en rade dans les rues?! Pourquoi il ne s'est pas servi de ces forces dans sa bataille contre Ubaydallah Ibn Ziyâd?!

En réalité, ces force ce n'étaient que des forces sur papier, des forces numériques, voire chimériques, inscrites sur des papiers: 18 000 personnes, 20 000 personnes ou 30 000 personnes, selon différents récits, c'était juste des noms sur des papiers, puisque ce grand nombre est composé d'une partie de la communauté morte, une communauté dominée, infligée la défaite, une défaite baroque et surprenante. Et cette défaite baroque et surprenante est due à la défaite précédente, c’est-à-dire la défaite psychologique et la défaite de l'existence, et la défaite de la conscience, et cette défaite (la défaite de l'âme, de l'existence et de la conscience) constitue le fondement de cette défaite[15]. 

Ubaydallah Ibn Ziyâd envoyât un messager à Hâni Ibn Urwa, et lui dit: viens visiter le gouverneur, car les gouverneurs ne supportent pas qu'on les abandonne, alors pourquoi tu as abandonné le gouverneur? Au moment où Muslim Ibn Aqîl se refugiait dans la maison de Hâni Ibn Urwa, et les adeptes d'Ahlul-ul-Bayt (que la paix soit sur eux) s'y rendaient discrètement. Une fois Hâni Ibn Urwa chez Ubaydallah Ibn Ziyâd, il fut accusé qu'il met Muslim à l'abri dans sa maison, et il planifie une révolution contre le régime. Et Hâni Ibn Urwa se querellait avec Ubaydallah Ibn Ziyâd, et il dit à ce dernier je ne sais pas où est Muslim, et Ubaydallah dit: tu dois le retrouver, et Hâni dit: si Muslim se trouvait sous mon pied, je ne lèverais jamais mon pied. Et Hâni lui donnait un conseil en toute force et de bravoure, et Hâni faisait partie parmi les rares valeureuses personnes qui font l'objet de découverte par le mouvement de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) dans cette communauté malade. Et il disait: j'ai un conseil pour toi, et Ubaydallah disait: c'est quoi le conseil? Il disait: va-t'en avec ta famille, portant tous vos biens en destination de la Syrie, car tu n'es pas notre cible.

En fait, Hâni Ibn Urwa lorsqu'il disait ceci il croyait qu'il a un crédit suffisant, et les dizaines de milliers derrière lui auraient pu exécuter la volonté au cas de besoin. Et lorsque la colère atteint son paroxysme chez Ubaydallah Ibn Ziyâd et Hâni Ibn Urwa, ce dernier est emprisonné, et l'information est répandu dans tous les coins de Kufa que Hâni est tué ou bien il est en train d'être tué. En conséquence, Umru Ibn al-Hajjâj se dirige vers le palais en compagnie de 4000 hommes de sa tribu pour s'informer de la situation de Hâni Ibn Urwa, ils s'arrêtent à la porte du palais demandant est-ce que Hâni est toujours en vie. Et Ubaydallah Ibn Ziyâd a envoyé Charîh al-Qâdi vu qu'il est un Juge dont la crédibilité fait censément l'objet de l'unanimité pour qu'il soit allé dans la chambre où Hâni est séquestré, puis allé à la foule pour témoigner qu'il est toujours en vie. Une fois le juge Charîh dans la chambre où Hâni est séquestré, il a vu que Hâni est toujours en vie, et Charîh le juge (que la malédiction de Dieu s'abatte sur lui) dit: lorsque je suis entré dans la pièce, et j'ai vu Hâni Ibn Urwa, il a crié sur moi: où sont-ils les musulmans?! Si une tribu attaquait ce palais, ils me sauveraient, car il n'y a pas une armée dans le palais, c’est-à-dire s'il y avait seulement dix homme prêts à mourir sur le chemin de Dieu, l'image de Kufa aurait changé ce jour-là; parce que la maison a été dépourvue de la police, mais la police a été l'illusion de cette communauté perdant son courage et sa volonté. Cette communauté qui a perdu sa personnalité s'est imaginé que ce palais c'est l'omnipotent, ce palais c'est la citadelle infranchissable, alors que le palais était vide, il n'y avait pas de l'armée, ni des armes suffisantes pour résister devant dix hommes. C'est pourquoi Hâni a dit: où sont-ils les musulmans? Seulement dix personnes suffissent pour me sauver, suffissent pour anéantir ce palais, suffissent pour occuper ce palais.

Et Charîh le juge dit: j'ai retourné vers Umru Ibn al-Hajjâj, j'ai été chargé d'effectuer le témoignage légitime que Hâni est toujours en vie pour que Umru Ibn Hajjâj retourne, puisque ce dernier et ses 4000 hommes avait un seul souci: la vie de Hâni, ils n'ont pas aucune autre revendication s'il est en vie. Et j'ai été sur le point de transmettre le message de Hâni Ibn Urwata à Umru Ibn al-Hajjâj: Hâni demande seulement dix hommes. Il dit: si seulement dix hommes attaquaient cette croquemitaine, ce petit fantôme qui abrite Ubaydallah Ibn Ziyâd, se déchirerait et se fracasserait cette croquemitaine. Il dit: j'étais sur le point de transmettre ce messager, mais j'ai à mon côté un policier de Ubaydallah Ibn Ziyâd, je me suis tu! Et j'ai effectué le témoignage requis officiellement que Hâni est toujours en vie; et Umru Ibn Hajjâj a retourné… et Hâni est exécuté au jour suivant[16].

Muslim Ibn Aqîl lui-même est sorti avec 4000 hommes encerclant le palais de Ubaydallah Ibn Ziyâd au moment où le palais n'abritait que 30 personnes, selon le récit, et 20 personnes des notables de Kufa. Muslim Ibn Aqîl en compagnie de 4000 hommes, mais des hommes n'ont pas de cœur, ni de mains encore moins de volonté. Si vous étudiez les noms des généraux de Muslim Ibn Aqîl dans cette bataille, vous aller voir que parmi ce grand nombre y avait un groupe qui fait partie des grands d'Achoura, mais sont tous dominés, et personne n'est resté avec Muslim, il est laissé en rade. C’est-à-dire, le mouvement de Hussein a créé ces gens et les hissé, même une partie de ces 70 hommes qui sont tombés martyrs avec Hussein (que la paix soit sur lui) était la conséquence de la tragédie du mouvement du Maître des martyrs, sinon pourquoi on leur infligé la défaite? Quelqu'un, en tant que guide, aurait dû rester avec Muslim Ibn Aqîl. Il a prié dans la mosquée, ensuite les gens se sont dispersés.

Et l'histoire révèle: une femme venait et retirait son mari et son frère en disant: tu n'as rien à voir avec les élites politiques. Et ceci c'est l'extrémité du manque de la volonté, un homme fond parce qu'une femme vient à lui et le retire. Et cette femme elle-même c'est la même femme qui avait des positions grandioses suite au martyre de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui), c'est la même femme qui a fait échouer le complot de Umru Ibn Sa'd pour s'emparer le pouvoir à la suite de la mort de Yazid Ibn Mu'âwiya, et les Umayyades de Kufa accomplissent l'allégeance à Umru Ibn Sa'd, et il devient le gouverneur de Kufa, mais la même femme a fait tomber sa gouvernance, la femme qui allait retirer son mari, son père, et son frère et leur disait: vous avez rien à avoir avec les élites politiques, cette femme-là elle-même s'est manifestée contre Umru Ibn Sa'd, en disant: l'assassin de Hussein ne peut pas être gouverneur à Kufa jusqu'à ce que Umru Ibn Sa'd soit tombé[17].

 

Huitième exemple: la contradiction entre l'action de la communauté et ses émotions:

L'aspect le plus baroque parmi les aspects de cette défaite s'agit de la contradiction entre le cœur de la communauté, ses émotions et son action. Cette contradiction décrite par Farazdaq de son propos à l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui): "Leurs cœurs sont avec toi, et leurs épées sur toi", car une partie est avec toi, et une autre partie est contre toi. Et cette personne qui a perdu le contrôle de sa volonté peut agir contrairement à son cœur et à ses sentiments. C'est la raison pour laquelle on les voyait pleurer en tuant l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) car ils savaient qu'en tuant l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) ils tuent également leur honneur, ils tuent leur espoirs, ils tuent le Restant qui reste éternellement du Patrimoine de  l'Imam Ali (que la paix soit sur lui), ce Restant qui était espoir de tous les gens conscients parmi les musulmans pour vivifier l'islam, ils savaient parfaitement qu'ils tuent cet espoir unique pour se débarrasser de l'oppression en place, mais malgré ce sentiment ils étaient incapable d'agir autrement que tuer l'Imam Hussein; ils tuent l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) puis ils pleurent.

Et j'implore Dieu de ne pas nous placer parmi ceux qui tuent l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) en pleurant, de ne pas nous placer parmi ceux qui tuent les objectifs de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) en pleurant. L'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) ce n'est pas un humain limité à l'espace et au temps, l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) c'est l'islam dans son ensemble, l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) c'est l'ensemble des objectifs qui constituent la raison de son sacrifice, et ces objectifs sont l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui), car c'est lui l'Esprit, l'Idée, le Cœur, les Sentiments de ses objectifs; l'existence entière de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) incarne ces objectifs, ce sont les valeurs incarnées dans l'islam.

Vu que les habitants de Kufa tuent l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui) en pleurant, il y a un grand danger que nous  soyons mis en épreuve de cette tragédie, tuons Hussein et pleurons. Donc nous devons savoir au minimum que nous ne devons pas tuer Hussein en pleurant sur lui; en fait les larmes ne signifient pas que nous ne tuons pas Hussein; car si les larmes seulement signifiaient que l'humain n'a pas tué Hussein, Umru Ibn Sa'd ne serait pas l'assassin de Hussein, parce que Umru Ibn Sa'd lui-même versait des larmes lorsqu'il apercevait Zaïnab (que la paix soit sur elle) dans le cortège des captives, elle se dirige vers le Messager de Dieu (que Dieu prie sur lui et sa sainte famille purifiée) sollicitant son aide et son secours après avoir vu le corps sans vie de son frère Hussein (que la paix soit sur lui), les captives se dispersent dans le désert, les enfants ligotés… et lorsqu'elle s'en plaigne auprès de son Grand-père (que Dieu prie sur lui et sa sainte famille purifiée), tous les assassins versent des larmes… donc la pleure seulement ne suffit pas comme un garanti, l'émotion seulement n'est pas un garanti pour confirmer que l'auteur de cette émotion ne prendrait pas une position dans laquelle serait capable de tuer l'Imam Hussein, ou tuer les objectifs de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui).

Alors, il faut l'épreuve, il faut la contemplation, il faut la circonspection, il faut le raisonnement pour que nous ayons la confirmation que nous ne sommes pas parmi les assassins de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui). Le fait d'aimer l'Imam Hussein, le fait visiter pieusement l'Imam Hussein, le fait de pleurer sur l'Imam Hussein, le fait de marcher pour se rendre à l'Imam Hussein dans le but le visiter pieusement, ce sont tous des actions grandioses, très bonnes, excellentes, et recommandées, mais ne suffissent pas en tant que garanti et preuve pour confirmer que nous ne participons pas à l'assassinant de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui); car l'être humain peut effectuer émotionnellement toutes ces choses-là, en même temps il participe à l'assassinant de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui).

Donc, nous devons faire un constat à l'égard de nous-mêmes, nous devons contempler sur nos conduite, nous devons vivre notre situation de haut niveau en termes de contemplation, de profondeur, de savoir et de l'ouverture par rapport à toutes les confusions pour que nous ayons la confirmation que nous ne participons pas, ni de près, ni de loin, ni directement encore moins indirectement, à l'assassinat de l'Imam Hussein (que la paix soit sur lui).

 

 



[1] - ce cours est dispensé le 14 Safar 1389 de l'Hégire.

[2] - Waq'atu At-taf: 150.

[3] - Maqtal-ul-Hussein, lil-Maqram: 155.

[4] - Waq'atu-Taf: 154.

[5] - ibid. 183-185.

[6] - Waq'atu-At-Taff, Manzilu Qasr Banî Maqâtil: 174.

[7] - Waq'atu At-taff: 103-107, Bihar-ul-Anwar 44:339,  l'Histoire de l'Imam Hussein que la paix soit sur lui, chapitre 37 portant sur ce qui s'est passé à lui suite à l'allégeance des gens à Yazid. Et Maqtal-ul-Hussein lil-Maqram: 159, 160.

[8] - Bihâr-ul-Anwâr 44, 34, l'Histoire de l'Imam Hussein que la paix soit sur lui, chapitre 37 portant sur ce qui s'est passé à lui suite à l'allégeance des gens à Yazid. Voir Waq'atu-Taff: p. 104 et 105

[9] - Waqi'atu At-Taf : 209.

[10] - Maqtal-ul-Hussein (que la paix soit sur lui): 254.

[11] - Maaqtal-ul-Hussein: 219-220.

[12] - Waq'atu-Taff: 160, l'Histoire de Ibn Yaqtar al-Humaïri, il est mis en repos par Abdou al-Malik Ibn Umaïr al-Lakhmi par égorgement: 163.

[13] - Waq'atu-Taff: 190-192.

[14] - Waq'atu-Taf: 93.

[15] - c’est-à-dire la défaite de ces forces populaires gigantesques qui était entre les mains de Muslim (que la paix soit sur lui) et leur dispersion du jour au lendemain.

[16] - Waq'atu-Taf: 121-123.

[17] - Muruj-ul- Zahab 3: 85.