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Ils concouraient au bien

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Ils concouraient au bien

Ils concouraient au bien

 

Au Nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux

"Ils concouraient au bien"[1]

(21:90)

Fais que la vie soit une augmentation, en ma faveur, de tout bien:

Les bénies invocations constituent une école qu'on puise des vraies connaissances et leçons qui organisent notre vie et éduquent nos âmes, ne sont pas seulement des bénis textes qu'on lit pour obtenir des récompenses même si ceci est une fin noble qui mérite d’efforts.

Nous avons entendu actuellement à la suite d’Al-Athân (l’appel à la prière) des prières d’après-midi l’invocation de l’Imam As-Sâjjâd (que la paix soit sur lui) exclusivement récitée chaque mardi, chaque paragraphe de cette invocation est une école, par exemple : « Fais que la vie soit une augmentation, en ma faveur, de tout bien », pour que cette invocation soit exaucée il faut un travail individuel ainsi que l’approbation et l’acceptation de Dieu le Tout-puissant, et le fait de mouvementer seulement la langue par les mots ne suffit pas, comme celui qui invoque la subsistance sans faire aucun effort pour s’en procurer, ou bien souhaite bonne progéniture sans ménager des pas pour choisir une bonne épouse etc. même si Dieu le Tout-puissant comble Ses servants de Ses Faveurs grâce à Sa Grandeur sans qu’ils les méritent.

 

Celui dont ses jours sont similaires :

L’Imam (que la paix soit sur lui) nous enseigne à travers son invocation de mettre notre vie, par le Soutien, la Générosité et la Miséricorde  de Dieu le Tout-puissant, dans une posture qui reflète le bien et la bonne offre et le profit en faveur du soi, de la famille et des autres, pour que notre vie s’inscrive continuellement dans une démarche d’amélioration et de développement, c'est-à-dire se procurer de la provision et du bien sans interruption ni inactivité qui démolissent le capital que le Tout-puissant nous a offert tel que l’âge, et les autres faveurs divines qui ne font pas l’objet d’investissement, sans compter le retardement et la perte qui découlent des mauvaises habitudes, que Dieu nous en épargne.

Et le béni hadith met en exergue ces trois situations, on rapporte de l’Imam Sadiq (que la paix soit sur lui) : « Celui dont la vécue de ses deux jours sont similaires, s’est trompé, celui dont la vécue d’aujourd’hui est mieux que celle d’hier, est enchanté, celui dont la vécue d’aujourd’hui est pire que celle d’hier, est maudit. Et celui qui ne constate pas l’avancement chez lui, il est dans la décroissance, et celui qui est dans décroissance, la mort vaut mieux, pour lui, que la vie »[2].  

Cette demande c’est une éducation coranique inculquée par Dieu le Tout-puissant à Son Prophète (que Dieu prie sur lui et sa sainte famille purifiée), Dieu le Tout-puissant dit : « Et dis : ô mon Seigneur ! Accrois mon savoir », (20 :114). C'est-à-dire le savoir utile suivi de bonne action sinon il n’aurait pas de valeur.

 

La notion du bien :  

Le bien dont on invoque l’augmentation réside dans toute bonne action, ce qui veut dire que le bien ne se limite pas seulement aux pratiques de cultes connues telles que la prières, le jeûne, la lecture du Saint Coran, et la visite pieuse à l’endroit des Imams Infaillibles (que la paix soit sur eux), même si ces actions constituent la source du bien, mais la notion est plus vaste, par exemple : faire preuve de bienfaisance à l’égard des parents, fait parti parmi les biens les plus grandioses, de même le fait d’aider les autres, ainsi le fait de passer du temps avec la famille, en toute tendresse et douceur, prenant soin de leurs affaires, gagner ta vie licitement, prenant en charge des besoins de la famille, accordant la charité, sur la sentier de Dieu, aux nécessiteux, aussi le fait de désintéresser de la possession des autres, et de faire sortir Khumus (le cinquième de la totalité des avoirs) du superflu des biens à la fin de chaque année ; et tout ceci défile dans la rubrique du bien. Et également, le mariage est un bien, l’engendrement est un bien, voire parmi les biens les plus grandiose, le fait d’aller à la mosquée, et de participer à la prière collective, c’est un bien, la présence dans les rites et évènements, c’est un bien, l’érudition dans les sciences religieuses pour réformer la conduite, c’est un bien, la rencontre avec les amis, discutant des sujets importants concernant la vie ici-bas et l’au-delà, est un bien aussi, et l’Imam (que la paix soit sur lui) aime ce comportement, et demande qu’ils soient comblés de la Miséricorde de Dieu le Tout-puissant. Et on rapporte de l’Imam Sadiq (que la paix soit sur lui), il dit à Al-Fadhîl Ibn Yassâr : « Ô Fadhîl ! Est-ce que vous vous rencontrez ? Et discutez ? Il dit : oui, que je sois en rançon à ton honneur ! L’Imam (que la paix soit sur lui) dit : moi, j’aime ces genres de rencontre, alors vivifiez nos affaires, ô Fadhîl ! Que la Miséricorde de Dieu soit sur ceux qui vivifient nos affaires »[3].

 

Comment pouvons-nous transformer toute la vie en bien ?

C’est ainsi que tu puisses transformer toute ta vie en une usine de production de bonnes actions, Dieu le Tout-puissant dit dans le Saint Coran : « Ils concouraient au bien », (21 :90).

 et le Tout-puissant dit dans une autre sourate : « Concurrencez donc dans les bonnes œuvres », (05 :48). Et même les actions normales telle que l’alimentation, c’est un bien, car elle comporte la préservation de la santé et la force qui permet à obéir aux ordres de Dieu le Tout-puissant, et à effectuer des bonnes œuvres, et aussi le sommeil équilibré, c’est un bien, car il comporte du repos et le renouvellement de l’activité continuelle dans la quête du bien, voire même le sommeil c’est l’une des formes de l’adoration de Dieu de Tout-puissant selon le béni hadith de l’Imam Sadiq (que la paix soit sur lui), il dit : « Celui qui se purifie puis s’en va au lit, il y passe la nuit à l’instar de sa mosquée »[4].  

Peut être qu’il y ait certains qui disent que nous ne sommes pas à la mesure de gérer notre vie avec une telle rigueur étant donné que nous ne sommes des infaillibles, car nous sommes victimes de l’omission, de l’oubli et de la faiblesse, ce qui fait que nous sommes exposés à la décroissance, donc il est quasi impossible pour de nous maintenir dans une démarche cohérente empreinte de développement perpétuel. Certes, ces genres de raisonnement sont légitimes vu le caractère faillible des êtres humains, toutefois Dieu le Tout-puissant y a apporté des solutions :

1- avoir l’intention d’accomplir des bonnes œuvres, ainsi que la détermination qui rend facile la mise en œuvre de cette intention, et ceci en tant que tel c’est un bien, et Dieu le Tout-puissant octroie le détenteur de la bonne intention et la détermination ce dont Il octroie celui qui passe à l’action, et nous en trouvons l’illustration dans le béni hadith prophétique : « L’intention du croyant est mieux que son action »[5],  et l’acquisition de cette intention et de cette détermination ce n’est pas difficile pour qu’on puisse attraper ce qui nous échappe en termes d’actions.

2-Dieu le Tout-puissant prend en charge l’être humain qui se réveille de son omission et retourne aux bonnes œuvres au moment où il s’en rappelle, pour que la négligence qui caractérisait ses actions soit pardonnée et transformée en bien, Dieu le Tout-puissant en effet : « Les bonnes ouvres emportent les mauvaises œuvres », (11 :114).

Et Dieu le Tout-puissant dit également : « Ce sont dont Dieu transforme leurs mauvaises œuvres en bonnes œuvres », (25 :70), c'est-à-dire Dieu ne se limite pas à effacer les mauvaises œuvres, mais Il les transforme en bonne œuvres. Et cette transformation permet à sa vie avant le changement de prendre la même posture que celle de sa vie après le changement, par exemple s’il arrêtait les prières surérogatoires au milieu de la nuit, ou n’était pas ponctuel par rapport aux horaires de la prière, après il recommence ses prières au milieu de la nuit, et est ponctuel à l’égard des horaires de prières, dans ce cas, sa nouvelle impacte positivement son ancienne, c'est-à-dire son ancienne vie prend l’image de sa nouvelle vie. C’est à l’instar de l’enseignant indulgent qui donne seconde chance à ses élèves par un examen de rattrapage en leur disant que si vous faites de bonnes performances avec de bonnes notes, je considérais les notes de votre précédent examen sous l’optique des bonnes notes que vous auriez. Il n’y a l’ombre d’aucun doute que Dieu le Tout-puissant est plus Douce et Miséricordieux à l’égard de Ses serviteurs, Il est le Miséricordieux des miséricordieux, c’est Dieu le Tout-puissant qui a mis cette miséricorde dans les cœurs de Ses serviteurs. Donc, l’être humain doit se réveiller de son omission, et retourner à sa méthode qui lui permet d’augmenter le bien.      

 



[1] - un extrait des propos de Son Eminence Cheikh al-Yacoubi (que Dieu le Tout-puissant lui accorde la longévité) dans une rencontre avec des délégations venant de Bagdad, mardi le 18 Rabi'uth-Thâni 1435, correspond le 18 février 2014.

[2] - Mahânî al-Akhbâr, page 342, chapitre : Mahnâ al-Maghbunn.

[3] - Bihâr-ul-Anwâr : 278/44, 282.

[4] - Wassâ’il-ul-Chi’a : 265/1, chapitre 9, hadith 1.

[5] -Al-Kâfî : 84/2